Les techniques

Quelle prothèse choisir ? 

  • Selon le contenu : toutes les prothèses sont en fait des « ballons » avec des enveloppes en silicone rigides, avec 3 à 7 épaisseurs, ce qui les rend très solides et très résistantes à la compression, aux chocs, à l’usure. Leur volume est soit fixe (sans valve de gonflage), soit variable (la prothèse est gonflée pendant sa mise en place à l’aide d’une valve).
    • Les prothèses qui contiennent de l’eau stérile (sérum physiologique) ont un volume fixe ou variable selon les modèles. L’avantage est l’innocuité du liquide qui est absorbé rapidement et sans problème par l’organisme en cas de rupture de l’enveloppe. Les inconvénients sont un « toucher » plus ferme, des contours moins souples (vagues), un aspect plus rigide et des ruptures plus fréquentes.
    • Les prothèses qui contiennent du silicone en gel ont un toucher plus souple, des contours plus doux, un aspect moins rigide et des formes différentes et adaptées aux besoins. En revanche, elles imposent une surveillance régulière car elles ne doivent pas être laissées en place en cas de rupture (fuite de gel). L’utilisation du silicone en gel a été suspendu pendant plus de cinq ans pour étudier les « risques » de son utilisation. En janvier 2001, après plusieurs études américaines rassurantes, leur utilisation est de nouveau autorisée sous couvert d’une surveillance régulière. Les risques sont minimes d’après les différentes études actuelles en notre possession. 

 

  • Les autres prothèses : d’autres liquides ou gel sont soit existants, soit en cours d’expérimentation. Leur utilisation est pour le moment interdite en France jusqu’à la fin de ces études et la preuve de leur innocuité (gel protéinique, différentes huiles, ...).

 

  • Selon la forme : Ce sont surtout les prothèses en silicone. 
    • Il existe des prothèses rondes : ce sont les plus utilisées, elles ont la forme d’un disque de même dimension dans tous les sens. Elles sont parfois à base large avec peu de projection, elles auront un rendu « plus naturelles ». Dans d’autres cas, elles seront très projetées afin de donner un décolleté très pigeonnant et de remplir fortement le soutien-gorge.
    • Les prothèses anatomiques sont plus épaisses en bas qu’en haut et parfois plus hautes que larges. Certains constructeurs proposent pour un seul volume jusqu’à neuf formes qui se veulent adaptées au mieux à chaque cas. Elles sont plutôt utilisées chez les patientes qui n’ont pas du tout de sein afin de leur donner l’aspect le plus naturel possible. Elles sont moins utilisées chez les femmes ayant des seins légèrement tombants car pour celles-ci, le but sera de remplir le décolleté. 
    • Enfin, les prothèses mixtes présentent une enveloppe périphérique en gel de silicone et un noyau  gonflable à l’eau au milieu. Un petit réservoir latéral permet de régler le volume à distance de l’intervention (en consultation). Elles sont très peu utilisées en chirurgie esthétique, mais plutôt en reconstruction. 

 

  • Selon la surface :
    • Les prothèses avec une surface lisse sont les plus anciennes. Elles reviennent à la mode pour leur simplicité de production et leur solidité. Certains pensent qu’elles donnent peu de réaction inflammatoire et donc diminuent le risque de « coques péri-prothétiques ». 
    • Les surfaces rugueuses sont censées diminuer le risque de « coque » et améliorer la souplesse des prothèses, ce qui reste discuté !
    • Les surfaces micro-texturées sont les plus utilisées actuellement. Il s’agit d’un compromis entre les surfaces lisses et les surfaces rugueuses, en donnant tous les avantages. Cette texture est fine et douce pour être mieux acceptée par l’organisme. 

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